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Glaucome : définition et traitement

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Glaucome : définition et traitement

Le glaucome, maladie fréquente qui atteint en France plus d’un million de personnes dont près de la moitié ignorent être atteintes, se caractérise par une atteinte progressive du nerf optique. Il doit impérativement être traité, sous peine d’évoluer vers une diminution du champ visuel, voire la cécité. Le glaucome représente la seconde cause de cécité dans les pays développés après la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cette pathologie insidieuse progresse souvent silencieusement pendant des années, ce qui explique l’importance d’un dépistage régulier chez l’ophtalmologiste.

Glaucome : définition et comprendre la maladie

Le glaucome consiste en la détérioration, progressive dans l’immense majorité des cas, des fibres qui composent le nerf optique. Le bon fonctionnement de ce nerf est essentiel puisqu’il transmet au cerveau les informations reçues par la rétine, qui seront traitées pour obtenir la vision. Au cours du glaucome, le champ visuel se rétrécit petit à petit, d’abord en périphérie puis, dans les formes avancées, au centre, causant une cécité qui peut être totale.

 

Qu’est-ce que le glaucome chronique ?

Le glaucome chronique, également appelé glaucome à angle ouvert, constitue l’immense majorité des cas (environ 90%). Souvent bilatéral, il est sous-diagnostiqué car l’évolution est lente et le patient peut rester longtemps (10 ou 20 ans) sans symptômes alarmants. Lorsque ceux-ci apparaissent (perte de vision périphérique), le glaucome est déjà à un stade avancé. Cette forme de la maladie progresse insidieusement, détruisant progressivement les fibres nerveuses sans que le patient ne s’en rende compte.

La pression intraoculaire normale se situe généralement entre 10 et 21 mmHg. Toutefois, il est important de noter qu’il existe des formes de glaucome à pression normale, où le nerf optique s’abîme malgré une tension oculaire statistiquement dans les normes. Ce phénomène s’explique par une fragilité particulière du nerf optique ou des facteurs vasculaires qui compromettent son irrigation.

 

Les différents types de glaucome

Il existe plusieurs types de glaucome, chacun présentant des caractéristiques et une prise en charge spécifiques :

  • Le glaucome à angle ouvert : souvent bilatéral, il constitue l’immense majorité des cas (environ 90%). Il est sous-diagnostiqué car l’évolution est lente et insidieuse. Le trabéculum, structure responsable de l’évacuation de l’humeur aqueuse, devient progressivement moins perméable avec le temps.
  • Le glaucome à angle fermé : minoritaire, il consiste en une fermeture de l’angle irido-cornéen. Cette fermeture survient quand il se produit un blocage du système de régulation de la tension oculaire, qui empêche l’humeur aqueuse de s’évacuer normalement. La pression oculaire s’élève alors de façon significative.
  • Le glaucome aigu : quand la fermeture de l’angle survient brutalement, on parle de glaucome aigu. La douleur oculaire est très vive et la vision baisse brutalement. Le glaucome aigu à angle fermé est une urgence médicale absolue.
  • Le glaucome congénital : l’augmentation de la pression oculaire résulte d’une anomalie présente dès la naissance. Il nécessite une prise en charge spécialisée précoce.
  • Le glaucome à pression normale : dans ce cas, le nerf optique se détériore malgré une pression intraoculaire dans les valeurs normales. Il est souvent lié à des facteurs vasculaires ou à une sensibilité particulière du nerf optique.

Les causes du glaucome

Dans la très grande majorité des cas, le glaucome chronique trouve sa cause dans une tension intraoculaire trop élevée (au-delà de 21 mmHg), qui endommage le nerf optique par dégénérescence des fibres qui le composent. Cette tension excessive peut résulter d’un défaut d’évacuation du liquide présent à l’intérieur de l’œil (humeur aqueuse), par blocage du trabéculum, sorte de filtre situé à la jonction entre l’iris et la cornée.

 

Les mécanismes de la maladie

L’humeur aqueuse est un liquide transparent produit en permanence par le corps ciliaire, situé derrière l’iris. Ce liquide circule dans l’œil et s’évacue au niveau du trabéculum, une structure poreuse située dans l’angle formé par l’iris et la cornée. Quand cette évacuation est compromise, la pression à l’intérieur de l’œil augmente progressivement.

Cette élévation de pression exerce une compression sur le nerf optique au niveau de la papille, zone où convergent toutes les fibres nerveuses de la rétine. Les fibres périphériques sont touchées en premier, ce qui explique que la perte de vision commence par les zones latérales du champ visuel. Ce défaut d’évacuation est parfois dû au vieillissement puisque sa fréquence est augmentée avec l’âge, mais les causes restent souvent inconnues.

 

Les facteurs de risque identifiés

L’incidence du glaucome est plus élevée chez certains profils de patients. Les causes du glaucome sont multifactorielles, mais plusieurs éléments augmentent significativement le risque de développer cette pathologie :

  • Les mélanodermes : les personnes d’origine africaine ou antillaise présentent un risque plus élevé de développer un glaucome et souvent à un âge plus jeune.
  • Les antécédents familiaux : le risque est multiplié par trois à cinq en cas de glaucome chez un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur).
  • Les antécédents personnels de troubles oculaires susceptibles de fragiliser l’œil : traumatisme, décollement de rétine, myopie forte, etc.
  • Le diabète ou l’hypertension artérielle : ces pathologies cardiovasculaires fragilisent la vascularisation du nerf optique.
  • La prise prolongée de corticoïdes ou de certains médicaments, qu’ils soient administrés par voie orale, en collyre ou même en crème cutanée.
  • L’âge avancé : la prévalence du glaucome augmente significativement après 40 ans et encore plus après 60 ans.
  • Le syndrome d’apnée du sommeil : les épisodes répétés d’hypoxie nocturne peuvent altérer la vascularisation du nerf optique, en particulier dans les glaucomes à pression normale.

Les symptômes du glaucome

Les symptômes du glaucome varient considérablement selon le type de glaucome concerné. Cette variabilité explique en partie pourquoi tant de patients ignorent être atteints de cette maladie jusqu’à un stade avancé.

 

Le glaucome chronique : une évolution silencieuse

Le glaucome chronique est en général diagnostiqué tardivement et par hasard, car son évolution est lente et insidieuse, sans symptômes perceptibles pendant de nombreuses années. La vision centrale reste préservée très longtemps, ce qui donne au patient l’impression que sa vue est normale.

Les premiers signes, quand ils apparaissent enfin, sont souvent :

  • Une difficulté à voir sur les côtés tout en regardant droit devant soi
  • Des difficultés à conduire, notamment pour les manœuvres nécessitant une bonne vision périphérique
  • Une sensation de vision tubulaire, comme si l’on regardait à travers un tunnel
  • Des heurts fréquents contre des objets ou des personnes situés sur les côtés

Malheureusement, quand ces symptômes du glaucome deviennent perceptibles, le nerf optique est déjà significativement endommagé et les dégâts sont irréversibles. C’est pourquoi le dépistage régulier est essentiel, particulièrement chez les personnes présentant des facteurs de risque.

 

Le glaucome aigu : une urgence médicale

Contrairement au glaucome chronique, le glaucome aigu se manifeste par des symptômes brutaux et intenses qui constituent une urgence médicale absolue. Cette forme survient quand l’angle irido-cornéen se ferme soudainement, bloquant totalement l’évacuation de l’humeur aqueuse.

Les symptômes caractéristiques sont :

  • Une douleur oculaire très vive, souvent décrite comme insupportable
  • Une baisse brutale de la vision
  • La perception de halos colorés autour des lumières
  • Un œil rouge avec une pupille dilatée et fixe
  • Des nausées et vomissements
  • Des maux de tête violents

En présence de ces symptômes, il faut consulter en urgence. Sans traitement rapide, la perte de vision peut survenir en quelques heures et devenir définitive.

Le diagnostic du glaucome

Le diagnostic du glaucome repose sur un ensemble d’examens complémentaires permettant d’évaluer l’état du nerf optique, de mesurer la pression intraoculaire et d’analyser le champ visuel. Un diagnostic précoce est essentiel pour préserver la vision à long terme.

 

Les examens de dépistage

Le diagnostic du glaucome est posé après réalisation d’un certain nombre d’examens spécialisés :

  • La mesure de la tension oculaire : elle peut être réalisée par air pulsé (méthode rapide et sans contact) ou avec un tonomètre directement appliqué sur la cornée (méthode de référence dite de Goldman). Une pression intraoculaire normale se situe entre 10 et 21 mmHg.
  • Le champ visuel : cet examen permet de mesurer l’amplitude de la vision et de détecter une éventuelle altération de la vision périphérique. Il est réalisé devant un appareil qui projette des points lumineux d’intensité variable.
  • L’OCT (tomographie à cohérence optique) : cet examen d’imagerie moderne permet d’examiner la tête du nerf optique par coupes très fines et de quantifier l’épaisseur des fibres nerveuses rétiniennes avec une grande précision.
  • L’examen du fond d’œil : il permet de visualiser directement la papille optique et de juger de l’état du nerf optique, notamment de rechercher une excavation caractéristique du glaucome.
  • La gonioscopie : cet examen, réalisé à la lampe à fente avec un verre posé sur l’œil, permet de mesurer avec précision l’ouverture de l’angle entre l’iris et la cornée. Il est essentiel pour différencier un glaucome à angle ouvert d’un glaucome à angle fermé.

 

Les examens complémentaires approfondis

Selon les cas, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour affiner le diagnostic ou surveiller l’évolution :

  • L’UBM (biomicroscopie ultrasonore) : cette échographie haute fréquence de l’œil permet d’examiner attentivement l’angle irido-cornéen, notamment quand celui-ci est difficile à visualiser par gonioscopie.
  • La pachymétrie : elle vise à mesurer l’épaisseur de la cornée pour affiner la mesure de la pression oculaire. En effet, une cornée fine peut conduire à sous-estimer la pression réelle, tandis qu’une cornée épaisse peut la surestimer.
  • L’angio-OCT : cette technique récente permet d’analyser la vascularisation du nerf optique et de la rétine sans injection de produit de contraste.

Un second avis est souvent nécessaire : le traitement du glaucome est un équilibre complexe à trouver et l’indication opératoire éventuelle doit être posée de façon réfléchie et personnalisée pour chaque patient.

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Comment soigner le glaucome ?

Comment soigner le glaucome efficacement ? Cette question est essentielle pour tous les patients concernés. En l’état actuel des connaissances médicales, il n’est pas possible de réparer les fibres altérées du nerf optique. Les traitements visent donc à stopper ou ralentir la progression de la maladie en abaissant la pression intraoculaire. Plusieurs options thérapeutiques existent, souvent utilisées de façon progressive ou combinée.

 

Les traitements médicamenteux du glaucome

Les traitements médicamenteux du glaucome constituent souvent la première ligne thérapeutique. Ils reposent principalement sur l’utilisation de collyres hypotonisants, administrés quotidiennement pour réduire la pression intraoculaire.

Plusieurs classes de collyres sont disponibles :

  • Les analogues des prostaglandines : ils augmentent l’évacuation de l’humeur aqueuse par la voie uvéo-sclérale. Généralement administrés une fois par jour le soir, ils sont souvent prescrits en première intention.
  • Les bêta-bloquants : ils diminuent la production d’humeur aqueuse par le corps ciliaire. Ils sont contre-indiqués en cas d’asthme ou de certaines maladies cardiaques.
  • Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique : disponibles en collyres ou en comprimés, ils réduisent la sécrétion d’humeur aqueuse.
  • Les agonistes alpha-2 adrénergiques : ils diminuent la production d’humeur aqueuse tout en favorisant son élimination.
  • Les collyres combinés : ils associent deux principes actifs en un seul flacon pour simplifier le traitement et améliorer l’observance.

L’observance du traitement par collyres est cruciale pour l’efficacité thérapeutique. Une instillation régulière et correcte est indispensable, même en l’absence de symptômes. Les effets secondaires locaux (rougeur, picotements, modification de la couleur de l’iris) ou généraux (fatigue, essoufflement avec les bêta-bloquants) doivent être signalés à l’ophtalmologiste.

 

Le traitement par laser pour glaucome

Le laser pour glaucome représente une option thérapeutique efficace et peu invasive. Depuis plusieurs années, notamment depuis l’étude LiGHT et les recommandations de la Société Européenne du Glaucome, certains traitements laser peuvent être proposés en première intention, avant même les collyres, pour améliorer la qualité de vie et l’observance des patients.

Il existe principalement deux types d’interventions laser :

  • La trabéculoplastie sélective au laser (SLT) : le laser sert à stimuler le trabéculum pour faciliter l’évacuation de l’humeur aqueuse et ainsi faire baisser la pression oculaire. Cette technique peut être proposée en première intention dès le diagnostic, et non plus seulement en complément ou en cas d’échec des collyres. Elle permet souvent de réduire significativement, voire de supprimer, le recours aux collyres.
  • L’iridotomie périphérique : le laser permet l’ouverture d’un minime trou dans la périphérie de l’iris pour maîtriser la pression. Cette intervention est particulièrement indiquée dans les glaucomes à angle étroit ou en prévention du glaucome aigu. Elle permet généralement de bloquer l’évolution et de se passer de collyres.

Le laser pour glaucome présente l’avantage d’être peu invasif et sûr. Les complications sont rares et le patient peut reprendre le cours de ses activités rapidement. Les séances sont réalisées sous anesthésie locale en cabinet, en quelques minutes seulement.

 

La chirurgie du glaucome

La chirurgie du glaucome est envisagée quand les collyres et le traitement laser n’ont pas donné les résultats escomptés, ou d’emblée dans les formes sévères. Plusieurs techniques chirurgicales sont aujourd’hui disponibles, permettant une prise en charge adaptée à chaque situation.

 

Les chirurgies filtrantes classiques

Ces interventions, réalisées en ambulatoire sous anesthésie locale ou locorégionale, consistent à créer une voie d’évacuation pour l’humeur aqueuse afin de faire baisser la pression oculaire :

  • La sclérectomie profonde non perforante : comme son nom l’indique, elle ne comporte pas d’ouverture complète du trabéculum, mais son affaiblissement par un pelage. Cette technique minimise les risques de complications post-opératoires tout en permettant une bonne réduction de la pression.
  • La trabéculectomie : le trabéculum est cette fois perforé pour créer une voie d’évacuation directe de l’humeur aqueuse vers l’espace sous-conjonctival, formant une petite bulle de filtration.

Dans les deux cas, la pression oculaire se normalise progressivement et le glaucome, sans être à proprement parler guéri, est stabilisé durablement.

 

Les chirurgies micro-invasives (MIGS)

Les MIGS (Minimally Invasive Glaucoma Surgery) représentent une avancée majeure dans la chirurgie du glaucome. Ces techniques, développées au cours des dernières années, permettent d’abaisser la pression oculaire avec une récupération plus rapide et moins de complications que les chirurgies filtrantes classiques.

Plusieurs dispositifs sont disponibles :

  • Les micro-stents trabéculaires (type iStent) : ces implants microscopiques sont placés dans le trabéculum pour faciliter l’écoulement de l’humeur aqueuse vers le canal de Schlemm.
  • Les implants sous-conjonctivaux (type Xen, Preserflo) : ils créent une voie de drainage de l’humeur aqueuse vers l’espace sous-conjonctival, comme une trabéculectomie miniature.

Ces interventions sont particulièrement adaptées aux glaucomes légers à modérés. Elles sont souvent réalisées en même temps que la chirurgie de la cataracte (chirurgie combinée), ce qui permet de traiter les deux pathologies lors d’une même intervention et d’éviter deux passages au bloc opératoire.

Le suivi du glaucome

Dès lors que le glaucome chronique est diagnostiqué, il doit être traité et surveillé car il ne peut aller qu’en s’aggravant progressivement, avec à la clé un risque de cécité partielle ou totale. Le suivi, souvent nécessaire à vie, est essentiel pour adapter le traitement et préserver la vision à long terme.

 

La surveillance régulière

Le suivi du glaucome comprend des consultations régulières, généralement tous les 4 à 6 mois selon la sévérité et la stabilité de la maladie. Lors de chaque visite, plusieurs éléments sont contrôlés :

  • La mesure de la pression intraoculaire
  • L’examen du nerf optique au fond d’œil
  • La réalisation périodique d’un champ visuel (généralement une à deux fois par an)
  • Un OCT de contrôle pour quantifier l’évolution des fibres nerveuses
  • L’évaluation de la tolérance et de l’efficacité du traitement en cours

 

L’adaptation du traitement

Le traitement du glaucome est évolutif et doit être régulièrement adapté en fonction des résultats obtenus et de la progression éventuelle de la maladie. L’objectif est d’atteindre une pression cible, individualisée pour chaque patient en fonction de la sévérité du glaucome et de la fragilité de son nerf optique.

Si un traitement ne suffit pas à stabiliser la maladie, plusieurs options sont possibles :

  • L’ajout d’un second collyre ou passage à un collyre combiné
  • La réalisation d’une trabéculoplastie laser
  • Le recours à la chirurgie

Questions fréquentes sur la cataracte

Le glaucome peut-il rendre aveugle ?

Oui, le glaucome peut conduire à la cécité s’il n’est pas traité. C’est la seconde cause de cécité dans les pays développés après la DMLA. Cependant, avec un dépistage précoce et un traitement adapté bien suivi, il est possible de préserver sa vision tout au long de sa vie. Les dégâts causés au nerf optique sont irréversibles, d’où l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.

Peut-on avoir un glaucome avec une pression oculaire normale ?

Oui, c’est ce qu’on appelle le glaucome à pression normale ou glaucome normotendu. Dans ce cas, le nerf optique se détériore malgré une pression intraoculaire dans les valeurs statistiquement normales (inférieure à 21 mmHg). Cette forme concerne environ 20 à 30% des patients glaucomateux et est souvent liée à des facteurs vasculaires ou à une sensibilité particulière du nerf optique.

 

Le glaucome est-il héréditaire ?

Le glaucome a une composante génétique importante. Avoir un parent du premier degré atteint de glaucome multiplie le risque par trois à cinq. C’est pourquoi un dépistage régulier est particulièrement recommandé chez les personnes ayant des antécédents familiaux de glaucome, et ce dès l’âge de 40 ans.

 

Les collyres pour le glaucome sont-ils à vie ?

Dans la plupart des cas, le traitement par collyres est prescrit à vie car le glaucome est une maladie chronique qui nécessite un contrôle permanent de la pression oculaire. Cependant, certaines interventions comme le laser SLT ou la chirurgie peuvent permettre de réduire significativement, voire de supprimer, le recours aux collyres chez certains patients.

 

Le glaucome touche-t-il les deux yeux ?

Le glaucome chronique à angle ouvert est généralement bilatéral, même si les deux yeux peuvent être atteints à des degrés différents. Il est donc essentiel de surveiller et de traiter les deux yeux, même si un seul semble cliniquement atteint au moment du diagnostic.

 

À quel âge faut-il se faire dépister ?

Un dépistage du glaucome est recommandé à partir de 40 ans lors des consultations ophtalmologiques de routine. Ce dépistage doit être plus précoce et plus fréquent en présence de facteurs de risque : antécédents familiaux de glaucome, myopie forte, origine africaine ou antillaise, diabète, hypertension artérielle, prise prolongée de corticoïdes.

Prendre rendez-vous pour un dépistage du glaucome

Le glaucome étant une maladie silencieuse dans ses formes chroniques, le dépistage régulier est la clé pour préserver votre vision. Si vous présentez des facteurs de risque ou si vous n’avez pas consulté d’ophtalmologiste depuis plusieurs années, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un bilan complet.

Notre équipe spécialisée dans la prise en charge du glaucome dispose de tous les équipements nécessaires au diagnostic et au suivi de cette pathologie : OCT de dernière génération, champ visuel automatisé, tomographie et pachymétrie cornéenne. Nous proposons l’ensemble des traitements disponibles, des collyres aux techniques chirurgicales les plus récentes, y compris les chirurgies micro-invasives (MIGS).

Un diagnostic précoce et un traitement adapté permettent dans la grande majorité des cas de stabiliser la maladie et de préserver une vision fonctionnelle. N’attendez pas l’apparition de symptômes pour consulter : quand les signes du glaucome deviennent perceptibles, les dégâts sont souvent déjà importants et irréversibles.

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