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Urgences ophtalmologiques

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Urgences ophtalmologiques

Les urgences ophtalmologiques regroupent toutes les situations où l’œil ou la vision sont menacés et nécessitent une prise en charge rapide. Qu’il s’agisse d’un œil rouge et douloureux, d’une baisse de vision soudaine ou d’un traumatisme oculaire, ces situations peuvent engager le pronostic visuel si elles ne sont pas traitées dans les meilleurs délais. Savoir reconnaître les signes d’alerte et adopter les bons réflexes peut faire la différence entre une récupération complète et des séquelles visuelles permanentes.

Nos spécialistes Ophtalmologie Paris Est réservent des créneaux quotidiens dédiés aux urgences ophtalmoloogiques. N’hésitez pas à prendre rendez-vous par téléphone ou Doctolib.

Prendre RDV en urgence ophtalmologique

Qu’est-ce qu’une urgence ophtalmologique ?

Une urgence ophtalmologique se définit comme toute situation susceptible de compromettre la fonction visuelle ou l’intégrité de l’œil si elle n’est pas prise en charge rapidement. Il est important de distinguer l’urgence ressentie par le patient de l’urgence médicale réelle, même si toute inquiétude concernant la vision mérite une attention particulière.

L’urgence ressentie correspond à ce que le patient perçoit comme anormal ou préoccupant : une rougeur inhabituelle, une gêne visuelle ou une douleur même modérée. L’urgence médicale, quant à elle, est définie par le risque réel de perte visuelle ou de complications graves en l’absence de traitement rapide.

Les urgences ophtalmologiques véritables représentent une minorité des consultations en urgence, mais leur identification rapide est cruciale. Certaines pathologies, comme l’occlusion de l’artère centrale de la rétine, ne laissent qu’une fenêtre thérapeutique de quelques heures pour espérer préserver la vision.

Les signes d’alerte à ne pas ignorer

Certains symptômes doivent alerter immédiatement et conduire à une consultation en urgence. Leur reconnaissance rapide par le patient ou son entourage est essentielle pour optimiser les chances de récupération visuelle.

 

La baisse brutale de l’acuité visuelle

Une baisse de vision soudaine constitue l’un des motifs de consultation les plus urgents en ophtalmologie. Les causes peuvent être multiples et nécessitent un diagnostic rapide.

Parmi les causes de baisse de vision soudaine, on retrouve notamment :

Une perte de vision unilatérale, indolore et survenant en quelques secondes ou minutes, doit faire suspecter une cause vasculaire. Dans le cas de l’OACR, chaque minute compte : au-delà de 90 minutes sans traitement, les dommages rétiniens deviennent souvent irréversibles.

La douleur oculaire intense

Une douleur oculaire forte et maux de tête associés peuvent signaler plusieurs pathologies graves. La douleur oculaire vraie, profonde, doit être distinguée de la simple sensation de corps étranger ou de la fatigue oculaire.

Les principales causes de douleur oculaire sévère comprennent :

  • Le glaucome aigu par fermeture de l’angle, associant douleur violente, œil rouge, vision floue et parfois nausées
  • La kératite aiguë, notamment infectieuse chez les porteurs de lentilles
  • L’uvéite antérieure aiguë
  • La sclérite, inflammation profonde de la paroi oculaire
  • Le traumatisme oculaire avec atteinte cornéenne

Lorsque la douleur s’accompagne de céphalées importantes, de nausées ou de vomissements, le glaucome aigu doit être suspecté en priorité. Cette urgence absolue nécessite un traitement immédiat pour éviter la perte définitive de la vision.

 

Les modifications morphologiques de l’œil

Toute modification visible de l’aspect de l’œil doit attirer l’attention. Un œil rouge et douloureux peut avoir des origines très diverses, allant de la simple conjonctivite bénigne au glaucome aigu menaçant la vision.

Les signes morphologiques d’alerte incluent :

  • Une rougeur diffuse ou localisée de l’œil
  • Un œdème palpébral important
  • Une pupille déformée ou de taille anormale
  • Une asymétrie entre les deux yeux
  • Un écoulement purulent abondant
  • Une opacité visible de la cornée

 

Les troubles visuels spécifiques

Certains symptômes visuels particuliers doivent alerter sur des pathologies potentiellement graves. Les symptômes du décollement de la rétine sont caractéristiques et doivent être connus de tous.

Les signes évocateurs d’un décollement de rétine comprennent :

  • La perception de flashs lumineux (phosphènes), surtout dans l’obscurité
  • L’apparition soudaine de corps flottants nombreux, décrits comme une « pluie de suie » ou des « mouches volantes »
  • La sensation d’un voile ou rideau sombre qui progresse dans le champ visuel
  • Une amputation du champ visuel périphérique

Ces symptômes imposent une consultation ophtalmologique en urgence, idéalement dans les 24 heures. Un décollement de rétine non traité évolue inéluctablement vers la cécité de l’œil atteint.

La vision double à apparition brutale (diplopie) constitue également un signe d’alerte majeur. Une diplopie binoculaire soudaine peut révéler une paralysie des nerfs oculomoteurs, parfois liée à un anévrisme cérébral ou à un accident vasculaire. Cette situation nécessite une évaluation urgente, souvent neurologique en plus de l’examen ophtalmologique.

Les principales urgences ophtalmologiques

Les urgences ophtalmologiques peuvent être classées en plusieurs catégories selon leur mécanisme et leur degré d’urgence. Certaines nécessitent une prise en charge immédiate, d’autres peuvent être évaluées dans un délai de quelques heures.

 

L’œil rouge : du bénin au grave

L’œil rouge représente l’un des motifs de consultation les plus fréquents en ophtalmologie. Derrière ce symptôme commun se cachent des pathologies de gravité très variable.

 

Les causes bénignes d’œil rouge

La conjonctivite, qu’elle soit virale, bactérienne ou allergique, est la cause la plus fréquente d’œil rouge. Elle se caractérise par une rougeur diffuse, des sécrétions (claires ou purulentes selon l’origine), une sensation de sable dans les yeux mais pas de douleur vraie ni de baisse de vision significative.

L’hémorragie sous-conjonctivale, spectaculaire mais bénigne, se manifeste par une tache rouge vif bien délimitée sur le blanc de l’œil. Elle survient souvent après un effort, un éternuement ou spontanément. En l’absence de traumatisme important, elle se résorbe spontanément en une à deux semaines.

 

Les causes graves d’œil rouge

Un œil rouge et douloureux avec baisse de vision doit faire évoquer des pathologies plus sérieuses :

  • La kératite aiguë : inflammation de la cornée, particulièrement grave chez les porteurs de lentilles de contact
  • L’uvéite antérieure : inflammation de l’iris et du corps ciliaire, responsable de douleurs et de photophobie
  • Le glaucome aigu : urgence absolue associant œil rouge, dur, douleur intense et baisse de vision
  • La sclérite : inflammation profonde de la sclère, souvent très douloureuse

Attention particulière aux porteurs de lentilles de contact : tout œil rouge et douloureux chez un porteur de lentilles doit faire suspecter un abcès de cornée. Cette infection grave constitue une cause majeure de cécité potentielle si elle n’est pas traitée dans les heures qui suivent. Le retrait immédiat de la lentille est impératif et la consultation doit avoir lieu dans la journée pour éviter des séquelles cornéennes irréversibles. Conservez la lentille et son étui car leur analyse peut orienter le traitement antibiotique.

 

Le glaucome aigu par fermeture de l’angle

Les symptômes du glaucome aigu sont caractéristiques et constituent une urgence ophtalmologique absolue. Cette pathologie survient lorsque l’angle irido-cornéen se ferme brutalement, empêchant l’évacuation de l’humeur aqueuse et provoquant une élévation massive de la pression intraoculaire.

Le tableau clinique associe :

  • Une douleur oculaire très violente, souvent décrite comme la pire douleur ressentie
  • Un œil rouge avec cercle périkératique (rougeur autour de la cornée)
  • Une cornée trouble, d’aspect « embué »
  • Une pupille en semi-mydriase, peu réactive à la lumière
  • Une baisse de vision importante avec perception de halos colorés autour des lumières
  • Des nausées et vomissements fréquents, pouvant orienter à tort vers une pathologie digestive
  • Des céphalées intenses

Sans traitement rapide, le glaucome aigu entraîne des lésions irréversibles du nerf optique en quelques heures. Le traitement initial associe des collyres hypotonisants et un traitement par voie générale (Diamox®). Une iridotomie au laser est ensuite réalisée pour prévenir les récidives.

 

Les occlusions vasculaires rétiniennes

Les occlusions des vaisseaux rétiniens représentent des urgences majeures dont le pronostic dépend directement de la rapidité de prise en charge.

 

L’occlusion de l’artère centrale de la rétine (OACR)

L’OACR se manifeste par une perte de vision brutale, unilatérale et indolore. Le patient décrit souvent l’impression que « la lumière s’est éteinte » dans un œil. Cette occlusion, équivalent d’un accident vasculaire cérébral au niveau de l’œil, constitue une urgence absolue.

La fenêtre thérapeutique est extrêmement courte : au-delà de 90 minutes, les chances de récupération visuelle sont très faibles. Le patient doit être orienté immédiatement vers un centre disposant d’un plateau technique adapté. Un bilan cardiovasculaire complet est indispensable car l’OACR partage les mêmes facteurs de risque que l’AVC.

 

L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR)

L’OVCR provoque également une baisse de vision, généralement moins brutale que l’OACR. L’urgence est moins immédiate mais la consultation doit avoir lieu dans les 24 à 48 heures. Le pronostic visuel dépend de l’étendue de l’occlusion et de la présence ou non d’une ischémie rétinienne.

 

Le décollement de rétine

Le décollement de rétine survient lorsque la rétine neurosensorielle se sépare de l’épithélium pigmentaire sous-jacent. Sans traitement chirurgical, l’évolution se fait vers la cécité.

Les symptômes du décollement de la rétine doivent être connus de tous :

  • Phosphènes : éclairs lumineux, particulièrement visibles dans l’obscurité
  • Myodésopsies : corps flottants soudains et nombreux
  • Voile sombre progressant dans le champ visuel
  • Amputation du champ visuel périphérique puis central

Les personnes à risque incluent les myopes forts, les patients ayant subi une chirurgie de la cataracte, ceux ayant des antécédents de traumatisme oculaire et les personnes avec des antécédents familiaux de décollement de rétine.

Il est important de distinguer les symptômes du décollement de rétine de ceux de la migraine ophtalmique. Le scotome scintillant de la migraine se manifeste par des lignes brisées lumineuses qui s’élargissent progressivement, souvent bilatérales, et précède généralement une céphalée. Ces symptômes sont bénins, contrairement aux éclairs fixes et à la pluie de suie qui peuvent signaler une déchirure rétinienne.

 

Les traumatismes oculaires

Savoir que faire en cas de traumatisme oculaire peut préserver la vision. Les traumatismes de l’œil constituent une cause majeure de cécité, notamment chez les sujets jeunes.

 

Les contusions oculaires

Un choc direct sur l’œil (balle de tennis, bouchon de champagne, poing) peut provoquer des lésions graves même si l’œil paraît intact extérieurement. Les complications possibles incluent l’hyphéma (saignement dans la chambre antérieure), la luxation du cristallin, la déchirure de l’iris, l’hémorragie du vitré et le décollement de rétine traumatique.

Tout traumatisme oculaire significatif nécessite un examen ophtalmologique complet, même en l’absence de symptômes immédiats. Certaines complications peuvent apparaître à distance du traumatisme.

 

Les plaies oculaires

Les plaies perforantes du globe oculaire constituent des urgences chirurgicales absolues. En cas de suspicion de plaie perforante :

  • Ne jamais toucher ni appuyer sur l’œil
  • Ne pas tenter de retirer un corps étranger apparent
  • Protéger l’œil avec une coque rigide sans compression
  • Maintenir le patient à jeun en prévision d’une chirurgie
  • Se rendre immédiatement aux urgences ophtalmologiques

 

Les corps étrangers

Corps étranger dans l’œil : que faire ? La conduite à tenir dépend de la nature et de la localisation du corps étranger.

Pour les corps étrangers superficiels (poussière, cil, insecte) :

  • Ne pas frotter l’œil, ce qui pourrait aggraver les lésions
  • Rincer abondamment à l’eau claire ou au sérum physiologique
  • Si le corps étranger persiste, consulter rapidement

Pour les corps étrangers pénétrants ou les projections à haute vélocité (meulage, débroussaillage) :

  • Ne jamais tenter de retirer le corps étranger
  • Consulter en urgence pour un examen au biomicroscope
  • Une radiographie ou un scanner orbitaire peut être nécessaire pour localiser un corps étranger métallique intraoculaire

 

Les brûlures oculaires

Les brûlures chimiques de l’œil constituent des urgences absolues. La gravité dépend de la nature du produit (les bases sont plus dangereuses que les acides) et du temps de contact.

La conduite à tenir immédiate est le lavage oculaire abondant :

  • Commencer le lavage immédiatement, avant même d’appeler les secours
  • Utiliser de l’eau du robinet à défaut de sérum physiologique
  • Maintenir l’œil ouvert et rincer pendant au moins 15 à 20 minutes
  • Consulter ensuite en urgence, même si les symptômes semblent s’améliorer

 

Les infections oculaires graves

Certaines infections oculaires peuvent menacer rapidement la vision et nécessitent une prise en charge urgente.

 

L’endophtalmie

L’endophtalmie est une infection intraoculaire grave, survenant le plus souvent dans les suites d’une chirurgie oculaire. Elle se manifeste par une douleur croissante, une rougeur, une baisse de vision et parfois un écoulement. Le traitement, qui associe antibiotiques intravitréens et parfois vitrectomie, doit être instauré en extrême urgence.

 

La kératite infectieuse

La kératite infectieuse, ou abcès de cornée, est particulièrement fréquente chez les porteurs de lentilles de contact. Les germes responsables peuvent être bactériens, viraux (notamment herpétiques), fongiques ou parasitaires (amibes).

Les signes d’alerte incluent : douleur oculaire, photophobie, larmoiement, sensation de corps étranger, rougeur et parfois opacité visible sur la cornée. La consultation doit être immédiate car le pronostic visuel dépend de la rapidité du traitement.

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L’urgence ophtalmologique chez l’enfant

L’urgence ophtalmologique chez l’enfant présente des particularités qui méritent une attention spéciale. Les enfants ne verbalisent pas toujours leurs symptômes et certains signes doivent alerter les parents.

 

Les signes d’alerte spécifiques

Chez l’enfant, les motifs de consultation en urgence les plus fréquents sont :

  • Les traumatismes oculaires, fréquents lors des jeux et activités sportives
  • Les corps étrangers, notamment le sable
  • Les conjonctivites infectieuses, très contagieuses en collectivité
  • L’apparition d’un strabisme brutal
  • Une leucocorie (reflet blanc dans la pupille), qui peut révéler un rétinoblastome

 

Les situations nécessitant une consultation immédiate

Certaines situations imposent une consultation ophtalmologique urgente chez l’enfant :

  • Tout traumatisme oculaire, même apparemment bénin
  • Une douleur oculaire persistante avec refus d’ouvrir l’œil
  • Un œdème palpébral important, surtout s’il s’accompagne de fièvre (risque de cellulite orbitaire)
  • L’apparition brutale d’un strabisme chez un enfant qui n’en présentait pas
  • Un reflet blanc dans la pupille sur les photographies
  • Une baisse de vision rapportée par l’enfant

La cellulite orbitaire de l’enfant mérite une mention particulière. Cette infection grave, souvent secondaire à une sinusite, peut menacer la vision et même le pronostic vital. Elle associe un œdème palpébral important, une rougeur, une fièvre et parfois une protrusion du globe oculaire. L’hospitalisation est généralement nécessaire pour une antibiothérapie intraveineuse.

Urgences post-opératoires : vigilance particulière

Les patients ayant bénéficié d’une chirurgie oculaire récente doivent être particulièrement vigilants. Certains symptômes dans les jours ou semaines suivant l’intervention nécessitent un contact immédiat avec l’équipe chirurgicale.

 

Après une chirurgie de la cataracte

La chirurgie de la cataracte est l’intervention chirurgicale la plus pratiquée en France. Bien que les complications soient rares, certains signes doivent alerter :

  • Une douleur croissante au-delà des premières heures
  • Une baisse de vision secondaire après amélioration initiale
  • Une rougeur intense et progressive
  • Un écoulement purulent

Ces symptômes peuvent annoncer une endophtalmie, complication rare mais gravissime nécessitant un traitement en urgence absolue.

Après une chirurgie réfractive

Après une intervention de chirurgie réfractive au Lasik ou une PKR, certains symptômes doivent conduire à contacter rapidement le chirurgien :

  • Une douleur anormalement intense ou prolongée
  • Une baisse de vision brutale
  • Une rougeur importante
  • Une sensation de corps étranger persistante après les premiers jours

Si vous avez été opéré récemment dans notre centre et que vous ressentez l’un de ces symptômes, contactez-nous immédiatement. La prise en charge des complications post-opératoires est une priorité absolue pour nos équipes.

 

Après une chirurgie de la rétine

Les interventions sur la rétine (vitrectomie, traitement du décollement de rétine) nécessitent un suivi attentif. Une réapparition des symptômes initiaux (flashs, corps flottants, voile dans le champ visuel) doit faire consulter en urgence.

Quand consulter en urgence ophtalmologique ?

Quand consulter en urgence ophtalmo ? Cette question se pose fréquemment et mérite une réponse claire.

 

Les urgences absolues (consultation immédiate)

Les situations suivantes nécessitent une prise en charge dans les plus brefs délais, idéalement dans l’heure :

  • Brûlure chimique de l’œil (après lavage abondant)
  • Plaie perforante du globe oculaire
  • Perte de vision brutale et complète
  • Glaucome aigu suspecté (douleur intense, œil rouge, baisse de vision, nausées)
  • Suspicion d’endophtalmie post-opératoire

 

Les urgences relatives (consultation dans les 24 heures)

Ces situations permettent un délai de quelques heures mais la consultation doit avoir lieu dans la journée :

  • Symptômes évocateurs de décollement de rétine
  • Traumatisme oculaire avec baisse de vision
  • Œil rouge douloureux chez un porteur de lentilles
  • Diplopie d’apparition brutale
  • Corps étranger non extrait malgré le lavage

 

Les consultations semi-urgentes (24 à 48 heures)

Ces situations méritent une consultation rapide mais ne constituent pas une urgence immédiate :

  • Conjonctivite avec sécrétions purulentes abondantes
  • Zona ophtalmique (atteinte de la région périorbitaire)
  • Corps flottants récents sans autres symptômes
  • Œil rouge peu douloureux avec vision conservée

Conduite à tenir en attendant la consultation

En attendant de consulter un ophtalmologiste, certains gestes simples peuvent limiter les dommages ou soulager les symptômes.

 

Les gestes à faire

  • En cas de brûlure chimique : rincer abondamment et immédiatement pendant 15 à 20 minutes minimum
  • En cas de corps étranger superficiel : rincer doucement à l’eau claire ou au sérum physiologique
  • En cas de traumatisme : protéger l’œil sans appuyer, maintenir le patient calme
  • En cas de sécheresse ou irritation : instiller des larmes artificielles
  • Porteurs de lentilles avec œil rouge : retirer immédiatement la lentille et la conserver dans son étui

 

Les gestes à éviter

  • Ne jamais frotter un œil traumatisé ou présentant une sensation de corps étranger
  • Ne pas tenter d’extraire un corps étranger pénétrant
  • Ne pas appliquer de pansement compressif sur l’œil
  • Ne pas instiller de collyre antibiotique ou anti-inflammatoire sans prescription
  • Ne pas conduire en cas de baisse de vision significative

Urgence ophtalmologique et urgence neurologique

Certains symptômes visuels peuvent révéler une pathologie neurologique grave nécessitant une prise en charge en urgence générale plutôt qu’en urgence ophtalmologique.

Si la perte de vision ou le trouble visuel s’accompagne de signes neurologiques tels que :

  • Trouble de la parole (difficulté à articuler, à trouver ses mots)
  • Paralysie faciale (asymétrie du visage)
  • Faiblesse ou engourdissement d’un membre
  • Troubles de l’équilibre ou vertiges intenses
  • Céphalées inhabituelles et violentes

Il s’agit d’une suspicion d’accident vasculaire cérébral. N’attendez pas et ne venez pas au cabinet ophtalmologique : appelez immédiatement le 15 (SAMU).

Que rapporter lors de la consultation d’urgence ?

Pour optimiser votre prise en charge, pensez à apporter lors de votre consultation en urgence :

  • Vos lunettes actuelles et/ou vos lentilles de contact avec leur étui de conservation
  • La liste de vos traitements en cours (collyres, médicaments généraux)
  • Vos dernières ordonnances ophtalmologiques
  • Votre carte Vitale et pièce d’identité
  • En cas de traumatisme professionnel, le formulaire d’accident du travail
  • Si possible, le produit responsable en cas de brûlure chimique (ou sa photo)

La continuité des soins en urgence ophtalmologique à Paris

Notre centre assure la prise en charge des urgences ophtalmologiques pendant ses horaires d’ouverture. N’hésitez pas à nous contacter en cas de symptômes préoccupants.

En dehors de nos horaires d’ouverture, pour une urgence ophtalmologique absolue (brûlure chimique, plaie perforante, perte de vision brutale, glaucome aigu), veuillez vous diriger vers les urgences ophtalmologiques hospitalières de Paris, notamment le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts ou la Fondation Rothschild, qui assurent une permanence 24 heures sur 24. En cas de doute sur la gravité ou d’association avec des signes neurologiques, composez le 15 (SAMU).

Questions fréquentes sur les urgences ophtalmologiques

Comment savoir si ma situation est une vraie urgence ?

Toute baisse de vision brutale, douleur oculaire intense, traumatisme oculaire ou modification rapide de l’aspect de l’œil constitue potentiellement une urgence. Dans le doute, il vaut mieux consulter rapidement pour une situation bénigne que tarder pour une urgence vraie. Les symptômes les plus alarmants sont la perte de vision soudaine, la douleur violente associée à un œil rouge et dur, les flashs lumineux avec pluie de corps flottants, et tout traumatisme avec plaie apparente.

 

Les urgences ophtalmologiques sont-elles prises en charge par l’assurance maladie ?

Oui, les consultations en urgence ophtalmologique sont prises en charge dans les conditions habituelles de l’assurance maladie. En cas de traumatisme professionnel, pensez à établir une déclaration d’accident du travail qui permettra une prise en charge à 100 %.

 

Peut-on consulter en urgence sans rendez-vous ?

En cas d’urgence vraie, la plupart des centres ophtalmologiques et des services hospitaliers accueillent les patients sans rendez-vous. Cependant, un appel préalable permet souvent d’optimiser la prise en charge et de préparer le matériel nécessaire. Pour les urgences absolues, rendez-vous directement dans un service d’urgences ophtalmologiques.

 

Un œil rouge est-il toujours une urgence ?

Non, un œil rouge n’est pas toujours une urgence. Une conjonctivite banale ou une hémorragie sous-conjonctivale ne menacent pas la vision. En revanche, un œil rouge associé à une douleur importante, une baisse de vision ou une sensibilité à la lumière nécessite une consultation rapide. Chez les porteurs de lentilles de contact, tout œil rouge douloureux doit être considéré comme une urgence potentielle.

 

Que faire si mon enfant a reçu un coup dans l’œil ?

Tout traumatisme oculaire chez l’enfant doit être évalué par un ophtalmologiste, même si l’œil paraît normal. Appliquez une protection sans appuyer sur l’œil et consultez rapidement. Certaines lésions (hémorragie intraoculaire, déchirure rétinienne) peuvent être invisibles à l’examen simple mais nécessitent un traitement.

 

La chirurgie réfractive peut-elle provoquer des urgences ?

Les complications graves après chirurgie réfractive sont rares mais possibles. Une douleur anormale, une baisse de vision ou une rougeur importante dans les jours suivant l’intervention doivent conduire à contacter immédiatement le chirurgien. Notre centre assure un suivi attentif de tous les patients opérés et reste disponible pour toute inquiétude post-opératoire.

 

Les corps flottants sont-ils une urgence ?

L’apparition soudaine de nombreux corps flottants, surtout si elle s’accompagne de flashs lumineux ou d’un voile dans le champ visuel, peut signaler un décollement du vitré ou de la rétine et constitue une urgence. En revanche, quelques corps flottants présents depuis longtemps et stables ne nécessitent qu’une surveillance régulière lors des consultations de routine.

Face à une urgence ophtalmologique, la rapidité de la prise en charge conditionne souvent le pronostic visuel. N’hésitez pas à consulter au moindre doute : un œil ne se remplace pas, et la plupart des urgences ophtalmologiques bien traitées permettent de préserver la vision.

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