La chirurgie réfractive comporte-t-elle un danger ?

par | 10 avril 2024

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Chirurgie réfractive

La chirurgie réfractive regroupe l’ensemble des techniques chirurgicales dont l’objectif est de remédier aux troubles de la réfraction. C’est une alternative efficace au port de lunettes ou de lentilles cornéennes.

Elle donne d’excellents résultats dans l’immense majorité des cas. Mais comme toute chirurgie, elle peut, exceptionnellement, donner lieu à quelques complications.

Peut-on, pour autant, la considérer comme risquée ?

 

Pour rappel : en quoi consiste la chirurgie réfractive ?

 

Ce terme recouvre différentes techniques chirurgicales, qui n’ont ni exactement les mêmes indications ni les mêmes risques.

Toutes ces techniques poursuivent cependant un même objectif : corriger les anomalies de courbure de la cornée pour lui redonner sa forme normale. Ce sont ces anomalies (trop plate, trop bombée, en forme de ballon de rugby, etc.) qui sont à l’origine des troubles de la réfraction :

Au sens large, la chirurgie réfractive regroupe :

  • La chirurgie au laser (PKR, Lasik, SMILE, etc.) : le laser permet de remodeler la cornée par photoablation.
  • La pose d’implants intra-oculaires (implants phake, PRELEX, etc.) : elle consiste à remplacer un élément défaillant, par exemple le cristallin, par une lentille artificielle.

 

Quels sont les effets secondaires des opérations de chirurgie réfractive ?

 

Les effets secondaires de la chirurgie réfractive ne constituent pas à proprement parler des risques. Ce sont des suites considérées comme gênantes, mais habituelles chez de nombreux patients. La particularité de ces effets secondaires est qu’ils disparaissent généralement assez rapidement après l’intervention.

Selon la technique, il peut s’agir de :

  • Sécheresse oculaire, surtout après une chirurgie Lasik en raison de la découpe du volet cornéen.
  • Halos lumineux perçus pendant quelques jours ou quelques semaines.
  • Correction insatisfaisante (trop ou pas assez) du trouble visuel traité.
  • Vision dédoublée ou floue.
  • Larmoiement, etc.

 

Quelles sont les complications possibles ?

 

Plus rarement, ces techniques chirurgicales se soldent par des complications, c’est-à-dire des effets indésirables plus ou moins graves qui n’affectent qu’une minorité de patients. La cause de ces complications peut rester inconnue, alors que toutes les précautions ont pourtant été prises, tant pour poser l’indication que pour la réalisation de l’acte.

Elles sont globalement rares, voire exceptionnelles, et peuvent consister en :

  • Une infection de la cornée ou de l’œil. En principe, les précautions prises pendant et après l’intervention permettent de les éviter, mais dans de rares cas, une endophtalmie peut se produire.
  • Une persistance définitive des halos et éblouissements.
  • Une inflammation de la cornée.
  • Une perte de luminosité ou une mauvaise perception des contrastes.
  • Des problèmes liés au volet cornéen dans le cadre d’une chirurgie Lasik: déplacement du volet, formation de plis, perforation, inflammation (à l’origine d’une kératite lamellaire), formation d’une bulle d’air, etc.
  • Un haze, complication de la PKR (photokératectomie à visée réfractive) qui se manifeste par une opacification de la cornée.
  • Une invasion épithéliale qui consiste en une prolifération cellulaire anormale sous le volet cornéen après une chirurgie au Lasik.
  • Une vision dédoublée définitive.
  • Une ectasie cornéenne : il s’agit d’une déformation de la cornée, à distance de l’intervention au Lasik, qui s’avère souvent difficile à traiter efficacement.

Au regard de la rareté de ces complications, la chirurgie réfractive ne peut donc absolument pas être qualifiée de dangereuse.

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