L’évolution de la dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA est la première cause de perte de vision après 50 ans en France. Stopper une évolution de DMLA est possible, mais la stratégie dépend directement de la forme diagnostiquée.
Comprendre l’évolution d’une DMLA : deux formes, deux approches
Le pronostic de la dégénérescence maculaire liée à l’âge varie selon sa forme. Il existe en effet deux formes de dégénérescence maculaire liée à l’âge.
- La DMLA sèche (atrophique) représente environ 80 % des cas. Cette DMLA atrophique se caractérise par une évolution lente, avec une dégradation progressive des cellules de la macula.
- La DMLA humide (exsudative), plus rare mais plus agressive, provoque la formation de vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine. Sans prise en charge rapide, une DMLA exsudative a une évolution rapide. Une DMLA peut rendre aveugle, avec parfois perte de vision centrale en quelques semaines seulement.
Connaître les causes et facteurs de risque de la DMLA permet donc d’agir en amont. L’âge et la prédisposition génétique sont les principaux facteurs de DMLA non modifiables. Le tabagisme, l’exposition aux UV, le surpoids, une alimentation pauvre en antioxydants et l’hypertension artérielle constituent en revanche des causes favorisantes de DMLA sur lesquelles il est possible d’intervenir.
Évolution d’une DMLA humide : des traitements efficaces pour stopper la progression
Stopper l’évolution d’une DMLA exsudative s’avère possible si elle est diagnostiquée à temps. Il existe plusieurs traitements de la DMLA humide disponibles sur Paris.
L’injection anti-VEGF, traitement de référence
L’injection anti-VEGF pour la DMLA est aujourd’hui le traitement de première intention pour la forme humide. Le principe consiste à injecter un médicament directement dans l’œil afin de bloquer la croissance des vaisseaux anormaux et d’assécher la rétine. Cette injection intra-vitréenne utilise différents principes actifs comme le ranibizumab, l’aflibercept et le faricimab.
Dans plus de 90 % des cas, ces injections intravitréennes permettent de stabiliser la vision. Certains patients atteints de DMLA obtiennent même une amélioration significative de leur acuité visuelle. Le protocole débute généralement par trois injections mensuelles, puis les intervalles sont adaptés en fonction de la réponse individuelle.
Le facteur temps est déterminant. En cas de baisse brutale de vision ou de déformation des lignes droites, une consultation en urgence ophtalmologique s’impose pour débuter le traitement sans délai.
Les nouveaux traitements de la DMLA humide
Les nouveaux traitements de la DMLA humide visent principalement à espacer les injections. L’aflibercept haute dose permet désormais des intervalles pouvant atteindre 12 semaines chez certains patients. Des implants de libération prolongée, comme le Susvimo, délivrent le médicament sur plusieurs mois après une pose chirurgicale. Des formulations en gouttes oculaires sont également en cours d’évaluation clinique.
Traitement de la DMLA sèche : ralentir l’évolution au quotidien
Stopper l’évolution d’une DMLA atrophique peut s’avérer plus compliqué, surtout si elle est diagnostiquée trop tardivement. C’est pourquoi un examen régulier du fond de l’œil est conseillé pour détecter au plus vite toute pathologie de la rétine.
Traitement de la DMLA sèche : compléments alimentaires et protocole AREDS2
Le traitement de la DMLA atrophique repose pour l’instant sur la prévention et le ralentissement de la progression. Les compléments alimentaires pour la DMLA, selon le protocole AREDS2, ont démontré une réduction de 25 % du risque d’évolution vers une forme grave. La formulation recommandée associe vitamine C, vitamine E, lutéine, zéaxanthine et zinc. Une alimentation riche en légumes verts à feuilles, en poissons gras et en fruits constitue un complément naturel essentiel à cette supplémentation.
Agir sur les facteurs de risque modifiables
- Arrêt du tabac : le tabagisme multiplie par 2 à 6 le risque de DMLA et accélère la progression.
- Protection solaire : le port de verres filtrants limite le stress oxydatif sur la rétine.
- Contrôle cardiovasculaire : la gestion de l’hypertension et du cholestérol protège la microcirculation rétinienne.
- Autosurveillance : le test de la grille d’Amsler, réalisé chaque semaine œil par œil, permet de détecter rapidement tout signe de conversion vers une forme humide.
Recherche DMLA 2026 : les pistes d’avenir
La recherche DMLA 2026 ouvre des perspectives encourageantes. Les inhibiteurs du complément, déjà autorisés aux États-Unis pour la DMLA sèche avancée, n’ont pas encore obtenu l’approbation de l’Agence européenne des médicaments. La thérapie génique pour la DMLA fait l’objet d’essais cliniques visant à corriger les anomalies génétiques impliquées dans la maladie. Enfin, les implants rétiniens et la photobiomodulation représentent des approches innovantes en cours d’évaluation.
Notre centre assure une veille permanente sur ces avancées pour proposer les traitements de la DMLA validés dès leur disponibilité en France.
Questions fréquentes
La DMLA rend-elle complètement aveugle ?
Non. La DMLA atteint la vision centrale, mais la vision périphérique reste généralement préservée. Vivre avec la DMLA implique une adaptation, mais la cécité totale est exceptionnelle grâce aux traitements actuels et à la rééducation basse vision.
Les injections intravitréennes sont-elles douloureuses ?
Le geste est réalisé sous anesthésie locale par gouttes. Il est rapide et habituellement bien toléré. Une légère sensation de gêne peut survenir après l’injection mais disparaît en quelques heures.
À quelle fréquence faut-il réaliser un suivi OCT ?
L’examen OCT est recommandé à chaque visite de contrôle, généralement tous les un à trois mois selon la forme et l’activité de la maladie. Cet examen indolore permet de détecter la moindre réactivation avant qu’elle n’affecte la vision.





